Putain Jean-Louis, écoute-moi ! Arrête de gueuler que t’es qu’une merde !
Mais putain, t’as une sacrée paire de couilles pour arriver à faire publier ce roman.
Alors ok, Jean-Louis, tu commences à te faire vieux, et tu es en quelque sorte le PATER NOSTER dans le paysage de l’art underground (la tête de lard préférée des soit disant anti-racistes si tu préfères. D’ailleurs…quand ton héros joue le collabo une minute en lançant un « Heil Hitler », à mon avis, les procès ça va pas louper !).
En finissant le bouquin, je me suis dit : « Qui va nous racconter de jolies fables hardcores quand tu ne seras plus là ??? Qui laissera traîner ses livres de fesses sur les étals de la Fnac pour faire glousser les plus timides ? et pleuvoir les interdictions, face tout rouge du Directeur : c’est honteux, un truc comme ça ! Qui, hein ? ».
Me fait pas flipper, Jean-Louis, me dit pas que ce truc, c’ est comme un testament ???
Pourtant on pourrait le voir comme ça : un résumé de ton œuvre décharné, acharné inlassablement, jour après jour, sur les mots, TA MATIERE A TOI, pilonnant le verbe comme il vient, rattrapant des idées entendues dans la rue, dans ton quartier, pas encore digérées ou carrément déjà vomies et ravalées. Retraçant l’époque épique qui nous fait chier, comme le passé fait chier, et comme le futur fera chier encore. Une vision nihiliste et bestiale, ou l’homme remonte fissa dans le singe pour éructer sa HAINE, seule vraie arme en temps de guerre. Les mots, les excuses, les tentatives pour se justifier, pfff…à quoi ça sert ? C’est à coup de pains dans la gueule que tout ça se règle. A coup d’horreur véritable.
S E U L C O N T R E T O U S.
Comme c’est marqué sur ton site internet !!!!!
Comme Frère Jean des Entommeurs, ouais, c’est ça, Jean-Louis est un héros Rabelaisien putain !!
Ce Grand Père là à encore moins de chance, pas d’opéras-pornos-sociaux ni de site internet pour exister, lui il n’a que sa carcasse, et sa sale gueule, il a tout pour déplaire. Il est disgracieux dans tous les no man’s lands de la planète, partout dans les steppes, les villes, le désert, dans la jungle, blancs, turcs, communistes ou nazis, ils se foutent tous de sa gueule. Il est le molard au pays de la dentelle. Partout où il va il est de trop. Alors il se fait de la place. Il tente d’exister. C’est un artiste dans son genre. Un genre limite…ou il tue plus qu’il n’en faut quand on le fait chier. Parce qu’il fallait pas le faire chier autant en tuant sa famille, en le prenant pour un demeuré qui a une tête d’arabe alors qu’il est arménien. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin tu me les brises !! Un genre de classe horrible ou il a quand même sa femme qui s’accroche à son vie comme une pute à son maquereau. Quitte à la faire saigner. On dirait presque qu’il la respecte sa conne quand il lui fourre le con en lui tapant le cul sur des rochers comme une poupée gonflable qui ferait mieux de se taire pour mieux se faire enculer ?! Elle le suis, toujours en se rajustant après la baise, avec un regard débile de femelle qui voit son prince charmé comme au bon vieux temps, non y’a du vrai sentiment à ce moment-là, un truc qui s’appellerait ???? AMOUR ????, une complicité terrible qui elle, n’existe presque plus, et qui n’a rien à voir avec le couple fusion-cupidon-saint-valentin-14février-bisousplutôtquejetencule. Ok, elle est un peu conne limite blonde et lui un sale gros con qui pense qu’avec sa bite comme on en fait encore souvent. Mais…nan, ça n’est pas que ça. M’enfin, lui la respecte VRAIMENT, il en a besoin, même s’il ne se l’ouvouera jamais. C’est la seule qui lui fait face. Avec son cul, elle fait face au pogromeur-pogrommé !!! Ouah…Elle tente de rester femme sous les coups de la brute, qui parfois la presque-viole, mais elle ne le prend pas comme ça, parce qu’il est quand même un putain de héros au fil des ans. Et ça elle le voit. Au bout du compte. Faut se rendre à l’évidence. Parce qu’à eux deux ils forment une sacrée paire. Une paire de quoi ? De couilles ? Non, un couple d’individus, 100% différents, qui dépassent tout, qu’on pourrait croire que rien ne réunit. Un vrai bordel d’amour au milieu des charniers de la vie. Costes montre dans ce bouquin l’AMOUR qu’on montre rarement dans la littérature; L’amour cruelle au quotidien, et ça se passe sous les yeux et sous la plume du petit Jean-Louis.
Ah bon, c’est du cinéma à la Kitano, c’est ça ??? Mais on s’en fout !!! Y’a de finesse là-dedans, et une émotion vive qui inspire le respect. Lui quand il fait dans la dentelle, c’est tout brun, tout rouge ou tout noir. Ce bonpapa-qui-pique, abjecte et sans morale , c’est le héros moderne d’une société qui vit sous l’esclavage de l’Etat. Une sorte de démon passéiste qui vient nous délivrer du MAL. AMEN ! Un héros libre, fils de la pluie et du vent, prêt à donner sa vie sur l’hotel de la mort, le jour du grand bûcher, juste pour une seconde de bonheur…pour garder son honneur, sa fierté d’Homme ! Ce bouquin c’est le courage de gens-lui (Jean-Louis SEUL CONTRE TOUS !) face à la LICRA et à l’UEJF. Jean-Louis le pourfendeur du pauvre Smicard artiste de merde qui cherche à survivre dans ce monde capitaliste où il n’a plus sa place. Dégage ! Va creuver ailleurs ! Tiens, on te file 100 balles, casse-toi connard. Ce livre parle de ça.
EN-FIN !!!! Ce truc qui nous échappe tous les jours et qui fait monter la pression.
Le défouloir littéraire est un genre que maîtrise Costes, et c’est ce qui fait qu’il est quelqu’un d’aussi sympa, et respectueux des autres. Costes est un catalyseur d’émotions, un boulimique de ressentis, un dégueuli d’amour-haine, c’est un mec juste au pays de l’injustice.
Mais non, Jean-Louis il en a rien à foutre de tout ça, il est proche de personne, ne représente personne, vous êtes cons ou quoi ??? parce qu’il est SEUL CONTRE TOUS !!! C’est écrit sur son site, putain !!!!
TA MA DA GA !!!